Pictomos sous-menu
Expositions
Pictomos Menu


Palerme 2011 – Impressions

La série présentée confronte les informations collectées à partir des images satellite diffusées sur internet et mon intérêt de dégager une forme d'universalité des sites photographiés.  

Les images satellite sont datées de 2008 à 2011. Elles ont été assemblées à partir d'une série de captures d'écran prises sur Google Maps entre juin et septembre 2011.

maps.google.be/maps

Le montage principal représente l'ensemble de la baie de Palerme. Sur cette vue générale, les indications cartographiques et celles des noms de lieux ont été conservées, ainsi que la graduation de l'échelle, ici 100 m.

Le parcours suit un ruban de 300 à 500 m de large qui est ponctué de lieux que nous pouvons traverser sans être interpellés ou au contraire nous y attarder au gré des intérêts ou émotions perçues. Par exemple: Une plage désolée, bordée d'un habitat direct en front de mer   ou la plage avec ses aménagements paysagers à l'abandon; Une rivière qui se présente comme une faille; Les espaces verts du jardin botanique avec l'espace public de la digue; Le port de plaisance et le port touristique, commercial, industriel; Les grands axes de circulation avec les zones d'habitat à proximité; La prison qui jouxte le port et étrangle une zone de passage de la ville.

La seule continuité possible sans interruption est la route. Elle longe des espaces qui sont pour la plupart des zones fermées, clôturées avec un accès contrôlé. La ville n'est pas tournée vers la mer et ne propose pas d'accès direct et convivial hormis l'espace public de la digue. Sur place, les plages laissent un sentiment d'abandon, un malaise plane!

Dans le diaporama, chaque photographie peut être repérable, mais en même temps, aucune ne dit clairement où nous sommes. Les agrandissements extraits de l'image satellite générale sont sans indication et sans aide à la localisation. Ils représentent les différents environnements de certaines prises de vues sélectionnées pour le diaporama et chaque cadrage effectué lors de la capture d'écran peut alors venir s'intercaler librement devant la photo correspondante du site observé.

Nous ne faisons normalement aucune relation directe entre la photo prise et l’image satellite consultée. Cependant c’est un même lieu qui est dévoilé, confronté à l’interactivité, à l’universalité et au temps. Une grande partie des photos prises dans cette série ne révèlent donc pas le côté typique du lieu. L'âme locale est peut-être présente, mais elle reste secondaire par rapport à une certaine uniformisation de nos environnements. Ces lieux peuvent se retrouver dans d'autres parties du monde avec leurs éléments assez communs et mondialisés. Les bateaux et containers qui vont et viennent, tout comme les touristes et les habitants ou leurs véhicules. Ces environnements restent dans une banalité assez habituelle et même la végétation varie au gré des échanges historiques, des nécessités de production.

Les outils de géolocalisation actuels sont efficaces, précis et intrusifs. Cette diffusion d'information nous permet d'accéder visuellement au lieu où l'on ira, à l'endroit où nous sommes et de revenir sur celui que nous avons traversé. Nous avons aussi la possibilité de cadrer autrement notre monde et d’en extraire des images plus personnelles sans y être, sans en vérifier la pertinence.

Que nous disent ces images, quelles sont leurs fonctions précises et jusqu'où cette endoscopie de nos modes de vie peut-elle aller, se développer, interagir sur nous et sur notre regard?

Palerme 2011 - Impressions - Diaporama

La série fait partie de Summer Of Photography 2012  «  IN SIGHT »  Galerie IKONO

La Cambre, école supérieure des arts visuels et l’atelier de photographie Contraste y ont présenté les travaux de 6 photographes sur le thème du paysage.

D’un côté, 3 étudiants d’une école supérieure des arts visuels de niveau universitaire qui ont choisi de faire de la photographie leur métier, et de l’autre, 3 adultes actifs dans d'autres domaines professionnels.

Tous s’investissent dans leur passion et partagent le même intérêt pour le paysage, qu’ils abordent sous différents aspects : dualité intérieur/extérieur des espaces du quotidien, questionnement sur les différentes formes de représentation du terrioire, perception psychologique de l’espace, exploration des limites entre réalité et fiction.

Photographes : Robin Jénicot, Eva Kornblum, Arnold Lebovics, Gilles Pinault,Karin Ulmer, Michel Willain